Je découvre : Disciplinarity at the Fin de Siecle, by Amanda Anderson (Editor), Joseph Valente (Editor)
Publisher: Princeton University Press
Pub. Date: December 2001
ISBN-13: 9780691089621
352pp
Editor's synopsis :
Contemporary celebrations of interdisciplinary scholarship in the humanities and social sciences often harbor a distrust of traditional disciplines, which are seen as at best narrow and unimaginative, and at worst complicit in larger forms of power and policing. Disciplinarity at the Fin de Siècle questions these assumptions by examining, for the first time, in so sustained a manner, the rise of a select number of academic disciplines in a historical perspective.
This collection of twelve essays focuses on the late Victorian era in Great Britain but also on Germany, France, and America in the same formative period. The contributors--James Buzard, Lauren M. E. Goodlad, Liah Greenfeld, John Guillory, Simon Joyce, Henrika Kuklick, Christopher Lane, Jeff Nunokawa, Arkady Plotnitsky, Ivan Strenski, Athena Vrettos, and Gauri Viswanathan--examine the genealogy of various fields including English, sociology, economics, psychology, and quantum physics. Together with the editors' cogent introduction, they challenge the story of disciplinary formation as solely one of consolidation, constraint, and ideological justification.
Addressing a broad range of issues--disciplinary formations, disciplinarity and professionalism, disciplines of the self, discipline and the state, and current disciplinary debates--the book aims to dislodge what the editors call the "comfortable pessimism" that too readily assimilates disciplines to techniques of management or control. It advances considerably the effort to more fully comprehend the complex legacy of the human sciences.
vendredi 1 août 2008
mercredi 30 juillet 2008
Petite physique de l'altérité : le différentiel
I know but. Cogitant cette question du différentiel, comme façon de considérer l'étranger, et cogitant l'interruption (P. Legrand), l'interrupteur-multiplicateur et le shifter, je tombe sur cette petite mécanique de la différence : "Différentiel : 1. Engrenage différentiel réunissant les deux moitiés d'essieu d'un véhicule automobile. Le différentiel transmet la rotation de l'arbre moteur aux deux roues motrices dont les vitesses peuvent être différentes par suite de la différence de chemin parcouru. 2. Pourcentage exprimant l'écart entre deux grandeurs. Différentiel d'inflation, de croissance." (Petit Robert).
P. Legrand évoque aussi Artaud, qui en sait sur une certaine expérience de l'étranger (glossolalique, et mexicaine, pour commencer) : le "carrefour des séparations" ("Fragments d'un journal d'enfer", 1926, Oeuvres I, Gallimard, 115), comme modèle de la situation du comparatiste (Le Droit comparé, 122).
Question d'individuation - P. Michon avait parcouru ce trajet, de la subjectivité à l'individuation.
Oh and this beauty, 122 : Mallarmé : "Toute comparaison est, préalablement, défectueuse" ("Quelques médaillons et portraits en pied", Oeuvres 528). "Faire manquer", donc. Unworten, à la Beckett, donc. Puisque, p. 123 : "fail better". Et, pour titre de l'introduction au forthcoming volume, le Cap au pire, enmeshed avec L'Autre cap de Derrida.
P. Legrand évoque aussi Artaud, qui en sait sur une certaine expérience de l'étranger (glossolalique, et mexicaine, pour commencer) : le "carrefour des séparations" ("Fragments d'un journal d'enfer", 1926, Oeuvres I, Gallimard, 115), comme modèle de la situation du comparatiste (Le Droit comparé, 122).
Question d'individuation - P. Michon avait parcouru ce trajet, de la subjectivité à l'individuation.
Oh and this beauty, 122 : Mallarmé : "Toute comparaison est, préalablement, défectueuse" ("Quelques médaillons et portraits en pied", Oeuvres 528). "Faire manquer", donc. Unworten, à la Beckett, donc. Puisque, p. 123 : "fail better". Et, pour titre de l'introduction au forthcoming volume, le Cap au pire, enmeshed avec L'Autre cap de Derrida.
L'étranger et la modernité
Toujours ces forces jumelles diversité et historicité - "puisqu[e, de différence entre plan du géographique et plan de l'historique, voir simplement le CLG] il n'y en a pas" : relu dans Le Droit comparé (P. Legrand), qui cherche abondamment dans les oeuvres littéraires, ces segments langagiers "-as-culture" analogiquement avec son postulat de law-as-culture, des analogiques d'une épistémologie du comparer : Apollinaire, dans "L'Esprit nouveau et les poètes" (Oeuvres en prose complète, II, Gallimard 1991 - conférence post-campagne, 1917).
"Appliquons au droit ce mot d'Apollinaire pour dire encore l'insurmontabilité des intermittences de sens et l'inatteignabilité d'un partage du sens : 'L'art ne cessera d'être national que le jour où l'univers entier vivant sous un même climat, dans des demeures bâties sur le même modèle, parlera la même langue [c'est "la suprême" de Mallarmé] avec le même accent, c'est-à-dire jamais'. "
Je lis :
. Apollinaire, italien-polonais, voyageur en Wallonie et Rhénanie et Allemagne-Autriche-Hongrie, et poète français.
. dans le temps successeur à, ou encore dans, la génération des "métèques" symbolistes dans la bataille du vers libre - cf GD.
. principalement : que le rapport l'étranger est indissociable de la question de la Modernité. Paris capitale cosmopolite de la réinvention de l'art au tournant du siècle. C'est aussi la modernité de Rimbaud, en 1871, comme "multiplicateur de progrès ! ".
. le "paradigme" du national, pour prendre la question de la diversité culturelle ici. Mode du XIXème. Le rapport pensé comme séparation des identités - et rivalités coloniales, puique loin d'empêcher, ça poursuit une logique, nationale mais through and through de politique nationale extérieure. Rivalité ; différentiel.
. le différentiel national pensé par l'accent : cf GD : c'est l'autre qui a mon accent. Et la marque dans l'énonciation. Le langage, creuset de la subjectivation-individuation-socialisation.
"Appliquons au droit ce mot d'Apollinaire pour dire encore l'insurmontabilité des intermittences de sens et l'inatteignabilité d'un partage du sens : 'L'art ne cessera d'être national que le jour où l'univers entier vivant sous un même climat, dans des demeures bâties sur le même modèle, parlera la même langue [c'est "la suprême" de Mallarmé] avec le même accent, c'est-à-dire jamais'. "
Je lis :
. Apollinaire, italien-polonais, voyageur en Wallonie et Rhénanie et Allemagne-Autriche-Hongrie, et poète français.
. dans le temps successeur à, ou encore dans, la génération des "métèques" symbolistes dans la bataille du vers libre - cf GD.
. principalement : que le rapport l'étranger est indissociable de la question de la Modernité. Paris capitale cosmopolite de la réinvention de l'art au tournant du siècle. C'est aussi la modernité de Rimbaud, en 1871, comme "multiplicateur de progrès ! ".
. le "paradigme" du national, pour prendre la question de la diversité culturelle ici. Mode du XIXème. Le rapport pensé comme séparation des identités - et rivalités coloniales, puique loin d'empêcher, ça poursuit une logique, nationale mais through and through de politique nationale extérieure. Rivalité ; différentiel.
. le différentiel national pensé par l'accent : cf GD : c'est l'autre qui a mon accent. Et la marque dans l'énonciation. Le langage, creuset de la subjectivation-individuation-socialisation.
Un germaniste, contd.
Question : pour l'instant, je ne sens pas le travail de germanistique qui se fait dans Le Paradigme de l'étranger, de M. Espagne. Question de disciplinarité. J'y retrouve des faits mis en sens, communs avec le travail historien de C. Charle, et certaines méthodes : l'archive, solidement, et la prosopographie (les chaires). Satisfaction sans problème, et évidemment suggestive, fructeuse. Mais comment le point de vue d'une discipline de l'étranger peut-il intervenir? Le peut-il? (D'ailleurs il n'y a pas de prétention particulière à ça ; il n'y a pas particulièrement à l'attendre). Humm.
Histoire institutionnelle.
Histoire institutionnelle.
Libellés :
discipline,
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Littérature étrangère - territorialisations
Much much food for thought from Le Paradigme de l'étranger (M. Espagne, 1993). Sur : la question du savoir-pouvoir, et de la criticité propre de l'étranger, disons ici, comme "paradigme" donc.
En particulier :
. la perspective du "choix disciplinaire" (vers p. 68) (par exemple dans les trajectoires de carrière des individus - cf la méthode prosopographique de C. Charle). Il s'agit bien, dans la discipline comme institution, d'un positionnement, scientifique et social. Identité et statut et fonction, ou "engagement". Avec les "littératures étrangères" - en cours de formation, et tiraillées, tâtonnantes, en fondation au cours mêmes des tâtonnements institutionnels des facultés de Lettres dans le cours long du XIXème - on touche les bords sensibles des questions de disciplinarité : les zones du "subalterne", les discipines "moins considérées" 59, car "encore mal définies" 60. Plateformes utiles pour transitions de carrières etc. (voir les itinéraires des normaliens, non spécialistes).
En quoi subalternes? La présentation jusqu'ici, l'intérêt de M. Espagne, touche peu au point de vue des rapports de pouvoir avec les disciplines à forte légitimité sociale / fort prestige scientifique : comment se placent-elles, institutionnellement, par rapport à la vieille Rhétorique, et aux Littératures anciennes? [Au tout début du processus de création des chaires de Littérature étrangère, la configuration des Lettres est, ou l'une de celles possibles dans le champ : Philosophie, Histoire, Litt ancienne, Litt française, Litt étrangère - 42.]
. mais aussi la modernité (et en ça la nomenclature anglaise fait apparaître, dans son histoire propre que je ne connais pas encore assez, quelque chose qui se marque mieux qu'en France : "Modern Languages") : "Mieux informés du contexte international et notamment de la situation allemande, les professeurs de littérature étrangère font partie des artisans des plus engagés d'une rénovation de l'Université républicaine" 69. Et des réformistes de l'Université après la défaite de Sedan : il s'agit de l'université comme fondatrice de la Nation. L'international, et auxiliairement la littérature étrangère, comme outils de nationalisme. Relation de savoir-pouvoir propre au XIXème.
. mais aussi l'Europe. 39 : comme motivation scientifique interne, et on est ici au temps fondateur de Fauriel et Ampère, avec les horizons philologiques, en tant qu'ils sont aussi une théorie de la culture comme histoire, et de l'épistémologie des langues-cultures comme élément d'une philosophie de l'histoire. On est, certainement, avant de tourner le dos à l'Allemagne et ses inventions des sciences humaines.
Ici c'est la question de l'évolution du "paradigme" de l'étranger vers celui du comparer qui est concerné, qui est aussi celui de l'évolution, bifurcation, de la philologie moderne, une sorte de "Langues modernes", vers les littératures spécialisées, soit la montée de la notion, structurante, d'aire culturelle. Ce processus de dissémi-Nation (Bhabha? faut voir) : de la philologie, globalisante et européenne (mais avec déjà les lignes de tension dessinées par Fauriel cherchant à déplacer le centre de gravité de l'héritage commun de l'indo-germanique à l'indo-européen ; et contrer le modèle de l'antécédente germanique par celui de la littérature provençale, et de la Romania, ombilic des Etudes romanes), vers les spécialisations en nations. Où la rivalité franco-allemande est en jeu actif - créatif, destructeur.
Le processus de spécialisation, qui correspond aussi au développement d'une épaisseur scientifique de la discipline (simplement la production des volumes d'études, chaque fois une orientation, et un terrain), se fait aussi d'une vue génétique générale de l'histoire des littératures, philologique, aux études singulières sur un auteur. Les nouvelles chaires, sous la IIIème République, revenant maintenant à des candidats munis des titres universitaires adéquats (et seulement maintenant disponibles, bien entendu). L'apparition des Langues-et-littératures singulières - anglaise allemande italienne espagnole russe - allant avec ce nouveau mode scientifique : la nation (plus que la culture et ses grands types anthropologiques, peut-être? Par exemple, pour Fauriel après Mme de Staël, le Nord et le Midi), et l'auteur (moins les grandes genèses, plus d'étude textuelle alors? à voir).
. on parle déjà d' "études littéraires" (1896), et la Littérature comparée se différencie aussi, dans une autre bifurcation concurrente avec la gamme des aires culturelles.
En particulier :
. la perspective du "choix disciplinaire" (vers p. 68) (par exemple dans les trajectoires de carrière des individus - cf la méthode prosopographique de C. Charle). Il s'agit bien, dans la discipline comme institution, d'un positionnement, scientifique et social. Identité et statut et fonction, ou "engagement". Avec les "littératures étrangères" - en cours de formation, et tiraillées, tâtonnantes, en fondation au cours mêmes des tâtonnements institutionnels des facultés de Lettres dans le cours long du XIXème - on touche les bords sensibles des questions de disciplinarité : les zones du "subalterne", les discipines "moins considérées" 59, car "encore mal définies" 60. Plateformes utiles pour transitions de carrières etc. (voir les itinéraires des normaliens, non spécialistes).
En quoi subalternes? La présentation jusqu'ici, l'intérêt de M. Espagne, touche peu au point de vue des rapports de pouvoir avec les disciplines à forte légitimité sociale / fort prestige scientifique : comment se placent-elles, institutionnellement, par rapport à la vieille Rhétorique, et aux Littératures anciennes? [Au tout début du processus de création des chaires de Littérature étrangère, la configuration des Lettres est, ou l'une de celles possibles dans le champ : Philosophie, Histoire, Litt ancienne, Litt française, Litt étrangère - 42.]
. mais aussi la modernité (et en ça la nomenclature anglaise fait apparaître, dans son histoire propre que je ne connais pas encore assez, quelque chose qui se marque mieux qu'en France : "Modern Languages") : "Mieux informés du contexte international et notamment de la situation allemande, les professeurs de littérature étrangère font partie des artisans des plus engagés d'une rénovation de l'Université républicaine" 69. Et des réformistes de l'Université après la défaite de Sedan : il s'agit de l'université comme fondatrice de la Nation. L'international, et auxiliairement la littérature étrangère, comme outils de nationalisme. Relation de savoir-pouvoir propre au XIXème.
. mais aussi l'Europe. 39 : comme motivation scientifique interne, et on est ici au temps fondateur de Fauriel et Ampère, avec les horizons philologiques, en tant qu'ils sont aussi une théorie de la culture comme histoire, et de l'épistémologie des langues-cultures comme élément d'une philosophie de l'histoire. On est, certainement, avant de tourner le dos à l'Allemagne et ses inventions des sciences humaines.
Ici c'est la question de l'évolution du "paradigme" de l'étranger vers celui du comparer qui est concerné, qui est aussi celui de l'évolution, bifurcation, de la philologie moderne, une sorte de "Langues modernes", vers les littératures spécialisées, soit la montée de la notion, structurante, d'aire culturelle. Ce processus de dissémi-Nation (Bhabha? faut voir) : de la philologie, globalisante et européenne (mais avec déjà les lignes de tension dessinées par Fauriel cherchant à déplacer le centre de gravité de l'héritage commun de l'indo-germanique à l'indo-européen ; et contrer le modèle de l'antécédente germanique par celui de la littérature provençale, et de la Romania, ombilic des Etudes romanes), vers les spécialisations en nations. Où la rivalité franco-allemande est en jeu actif - créatif, destructeur.
Le processus de spécialisation, qui correspond aussi au développement d'une épaisseur scientifique de la discipline (simplement la production des volumes d'études, chaque fois une orientation, et un terrain), se fait aussi d'une vue génétique générale de l'histoire des littératures, philologique, aux études singulières sur un auteur. Les nouvelles chaires, sous la IIIème République, revenant maintenant à des candidats munis des titres universitaires adéquats (et seulement maintenant disponibles, bien entendu). L'apparition des Langues-et-littératures singulières - anglaise allemande italienne espagnole russe - allant avec ce nouveau mode scientifique : la nation (plus que la culture et ses grands types anthropologiques, peut-être? Par exemple, pour Fauriel après Mme de Staël, le Nord et le Midi), et l'auteur (moins les grandes genèses, plus d'étude textuelle alors? à voir).
. on parle déjà d' "études littéraires" (1896), et la Littérature comparée se différencie aussi, dans une autre bifurcation concurrente avec la gamme des aires culturelles.
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mardi 29 juillet 2008
Discours sur la diversité des cultures
Repères biblio que je veux garder des nouveaux champs que m'indique la lecture de P. Legrand, études juridiques comparées et ses propres parcours :
. ses bases dans Schleiermacher ("each language" "a whole", et l'hospitalité) ; Benjamin ; Steiner ;
. traduction : A.L. Becker, Beyond Translation (U Michigan P, 1995) ; Anthony Pym, Pour une éthique du traducteur, Artois PU, 1997). Chateaubriand "Remarques à propos de la traduction de Milton" (Po&sie 23).
. éthique avec Charles Taylor (Sources of the Self, 1989 : "one cannot be a self on one's own") ; MacIntyre (After Virtue, 1989).
. herméneutique avec Gadamer, Ricoeur (De l'interprétation, 65 et Le Conflit, 69),
. dans Derrida : Positions 72 (sur la traduction-transformation) Marges 72, L'autre cap 91, Force de loi 94, Psyché 98,
. ethnologie, études culturelles, cultural translation etc. : Laplantine et Nous (dir. Métissages, 2001) et Serge Gruzinski (La Pensée métisse, 1999), John Comaroff & Jean Comaroff Ethnography and the Historical Imagination (Westview, 1992) ; Sanford Budick & W. Iser eds, The Translatability of Cultures (Stanford 1996) ; Paula G. Rubel & Abraham Rosman eds, Translating Cultures (Oxford, Berg, 2003), Michael Cronin, Translation and Globalization (Routledge, 2003), Eco, Experiences in Translation (trad. A. McEwen, U Toronto P 2001).
. Peter Goodrich, "Europe in America: Grammatology, Legal Studies, and the Politics of Transmission" (Columbia Law Review, 101, 2003, 2001).
. James Boyd White, Justice as Translation. U of Chicago P, 1990.
. ses bases dans Schleiermacher ("each language" "a whole", et l'hospitalité) ; Benjamin ; Steiner ;
. traduction : A.L. Becker, Beyond Translation (U Michigan P, 1995) ; Anthony Pym, Pour une éthique du traducteur, Artois PU, 1997). Chateaubriand "Remarques à propos de la traduction de Milton" (Po&sie 23).
. éthique avec Charles Taylor (Sources of the Self, 1989 : "one cannot be a self on one's own") ; MacIntyre (After Virtue, 1989).
. herméneutique avec Gadamer, Ricoeur (De l'interprétation, 65 et Le Conflit, 69),
. dans Derrida : Positions 72 (sur la traduction-transformation) Marges 72, L'autre cap 91, Force de loi 94, Psyché 98,
. ethnologie, études culturelles, cultural translation etc. : Laplantine et Nous (dir. Métissages, 2001) et Serge Gruzinski (La Pensée métisse, 1999), John Comaroff & Jean Comaroff Ethnography and the Historical Imagination (Westview, 1992) ; Sanford Budick & W. Iser eds, The Translatability of Cultures (Stanford 1996) ; Paula G. Rubel & Abraham Rosman eds, Translating Cultures (Oxford, Berg, 2003), Michael Cronin, Translation and Globalization (Routledge, 2003), Eco, Experiences in Translation (trad. A. McEwen, U Toronto P 2001).
. Peter Goodrich, "Europe in America: Grammatology, Legal Studies, and the Politics of Transmission" (Columbia Law Review, 101, 2003, 2001).
. James Boyd White, Justice as Translation. U of Chicago P, 1990.
Libellés :
cultural translation,
cultures,
ethnologie,
traduction
Modes critiques : P. Legrand
Bien aimé, le nerf de certaines prises critiques de "Issues in the Translatability of Law", de Pierre Legrand dans Nation, Language, and the Ethics of Translation (Bermann & Wood eds.) :
. la distinction, autour de la question de la plurijurality, de "strategies of simplification" (disons, le cours général des politiques de construction européenne juridique : nivellement par l'ignorance de la différence, homogénéisation - or "common core approach", "the ever-increasing technological standardization of law" 34 - "philistine tactics" ... 32) et "strategies of complexification" (entrée dans le temps pragmatique, culturel et historique, de la diversité des droits) p. 32.
. "the instrumentalist sabotage of cognition" 33. Les défenses, ignorances actives, contre la diversité ; du simple "plus d'un droit". Qui produisent du non-savoir, et dépossèdent - quoi qui ?, le public - de ces forces multiplicatrices de culture que sont les savoirs qui montent des zones de friction et des dynamiques d'embrayage.
. de même "a 'cognitive intoxicant'" 34 : qu'il prend à la lecture de Mark A. Schneider (c'est ça ?). Et : "the ignorance strategy [a textbook illustration of]", en note p. 49. Pour ignorer les "Legal irritants" (Gunther Teubner, 1998).
. beaucoup aimé la notion de diversité comme interruption : c'est le point de départ, qui entame "la suprême" (Mallarmé) du Droit : "If one accepts that statutes are not enacted by legislatures and that judicial decisions are not made by courts with a view to applying to foreign legal cultures, then legal borrowing across legal cultures is the practice ot interrupting intention, which is a form of epistemic violence." 30.
L'interruption, plutôt que la tolérance l'ouverture le dialogue - good god deliver us. L'étranger, comme interrupteur : processus culturel, de l'altération et différenciation, de ce que la linguistique sait identifier, comme shifter.
Le Droit comparé le reprenenait, en approfondissant avec Derrida : "J. Derrida se demande ainsi dans quelle mesure le Verstehen doit relever non pas de la continuité du rapport de médiation, mais bien de l'interruption de ce rapport, et en tant que 'condition [...] de l'enten[dement - [[ à entendre comme déploiement de la question de l'entendre, l'écoute, le "discours de l'oreille" et l' "otologie"]] ]. Pour J. Derrida [critique de l'herméneutique pré-déconstructionniste, "méthodique", de Gadamer], la thèse gadamérienne de la 'compréhension' et sa propre stratégie de la 'non-compréhension' (je dirais : de l' 'entendement') sont "absolument inconciliables". Or, il convient de faire valoir un éthique de l'altérité [...]" (73).
. "Ultimately, comparative legal analysis must not have a unifying but a multiplying effect" 41 : le multiplicateur de juridicité ; l'étranger comme la Modernité de Rimbaud, multiplicateur de culture, ou d'histoire ; et produisant celle équivalence en ou.
. enfin : la notion de fausse sortie, dans Le Droit comparé (11), prise dans une lecture de Derrida (Marges).
. la distinction, autour de la question de la plurijurality, de "strategies of simplification" (disons, le cours général des politiques de construction européenne juridique : nivellement par l'ignorance de la différence, homogénéisation - or "common core approach", "the ever-increasing technological standardization of law" 34 - "philistine tactics" ... 32) et "strategies of complexification" (entrée dans le temps pragmatique, culturel et historique, de la diversité des droits) p. 32.
. "the instrumentalist sabotage of cognition" 33. Les défenses, ignorances actives, contre la diversité ; du simple "plus d'un droit". Qui produisent du non-savoir, et dépossèdent - quoi qui ?, le public - de ces forces multiplicatrices de culture que sont les savoirs qui montent des zones de friction et des dynamiques d'embrayage.
. de même "a 'cognitive intoxicant'" 34 : qu'il prend à la lecture de Mark A. Schneider (c'est ça ?). Et : "the ignorance strategy [a textbook illustration of]", en note p. 49. Pour ignorer les "Legal irritants" (Gunther Teubner, 1998).
. beaucoup aimé la notion de diversité comme interruption : c'est le point de départ, qui entame "la suprême" (Mallarmé) du Droit : "If one accepts that statutes are not enacted by legislatures and that judicial decisions are not made by courts with a view to applying to foreign legal cultures, then legal borrowing across legal cultures is the practice ot interrupting intention, which is a form of epistemic violence." 30.
L'interruption, plutôt que la tolérance l'ouverture le dialogue - good god deliver us. L'étranger, comme interrupteur : processus culturel, de l'altération et différenciation, de ce que la linguistique sait identifier, comme shifter.
Le Droit comparé le reprenenait, en approfondissant avec Derrida : "J. Derrida se demande ainsi dans quelle mesure le Verstehen doit relever non pas de la continuité du rapport de médiation, mais bien de l'interruption de ce rapport, et en tant que 'condition [...] de l'enten[dement - [[ à entendre comme déploiement de la question de l'entendre, l'écoute, le "discours de l'oreille" et l' "otologie"]] ]. Pour J. Derrida [critique de l'herméneutique pré-déconstructionniste, "méthodique", de Gadamer], la thèse gadamérienne de la 'compréhension' et sa propre stratégie de la 'non-compréhension' (je dirais : de l' 'entendement') sont "absolument inconciliables". Or, il convient de faire valoir un éthique de l'altérité [...]" (73).
. "Ultimately, comparative legal analysis must not have a unifying but a multiplying effect" 41 : le multiplicateur de juridicité ; l'étranger comme la Modernité de Rimbaud, multiplicateur de culture, ou d'histoire ; et produisant celle équivalence en ou.
. enfin : la notion de fausse sortie, dans Le Droit comparé (11), prise dans une lecture de Derrida (Marges).
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critique,
interruption,
Legrand,
shifter
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